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Calais : que vont devenir les migrants mineurs non accompagnés ? + 4 autres infos qu'il ne fallait pas rater #Education #Jeunesse

Au sommaire du n°19

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Que vont devenir les migrants mineurs non accompagnés ?

Alors que la "jungle" de Calais vient d'être évacuée et démantelée, un rapport alarmant de la Croix-Rouge britannique recensait 1 022 "MNA" sur place en août 2016 (90% des mineurs vivant dans la « jungle »). 178 d’entre eux seulement pouvaient prouver l’existence d’un parent au Royaume-Uni et pouvaient prétendre à un transfert (entre janvier et août 2016, près de 70 ont d’ailleurs pu rejoindre leur famille). Le règlement de « Dublin III », mis en place par le Parlement et le Conseil européens, stipule que le pays dans lequel la demande d’asile a été déposée est chargé de son suivi et de la décision qui en découle.

Ce qui pose de nombreux problèmes :

  • L’inaccessibilité : la barrière de la langue pour accéder aux informations et aux démarches et le manque de ressources humaines ;
  • La lenteur de la procédure : la durée d’instruction est variable mais elle est en moyenne de 11 mois ;
  • La fragilité d’un système d’accompagnement reposant sur des initiatives privées (organisations non lucratives, prestations pro bono d’avocats).

Rapport de la Croix-Rouge britannique (en anglais)

Handicap à l'école primaire : où en est-on ?

A six ans, 6 enfants sur 10 en situation de handicap entrent au CP. Mais moins d’1 sur 4 parvient à 10 ans en CM2.

C’est l’un des enseignements d’une note d’information publiée en octobre par la Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance et s’intéressant à des enfants nés en 2005 et suivis depuis la rentrée 2013.

Ces enfants entrent moins souvent en maternelle dès 3 ans et 50% d’entre eux, particulièrement lorsqu’ils sont issus de milieux défavorisés, vont progressivement passer dans une classe spécialisée.

Parmi les autres enseignements de ce document :

  • La mise en place d’un PPS (Projet personnalisé de scolarisation) varie selon la nature du trouble et la reconnaissance du handicap qui n’a pas toujours lieu dès l’entrée à l’école ;
  • 22% des enfants en situation de handicap entrés « à l’heure » en CP atteignent le CM2 à l’âge prévu, mais le pourcentage varie selon la nature des troubles (61% en cas de troubles visuels, 8% pour les troubles intellectuels et cognitifs) ;
  • A 10 ans, 6 élèves sur 10 présentant des troubles intellectuels ou cognitifs sont scolarisés en CLIS (Classe pour l’Inclusion scolaire) ;
  • 4 enfants sur 10 scolarisés en EMS (Etablissement médico-sociaux) en 2015 le sont depuis 5 ans ou plus ;
  • Pour les parents d’enfants en situation de handicap, l’école maternelle est davantage vécue comme un lieu de socialisation que comme un lieu d’apprentissage (pratiquement tous ces enfants ont fréquenté l’école maternelle).

Satisfaction des parents sur l’enseignement que leur enfant a reçu au passage à l’école maternelle (en %) : MENESR-DEPP – Enquête Familles du panel d’élèves en situation de handicap nés en 2005 et enquête Familles du panel 2011.

Une fusion pour une meilleure coordination des politiques de jeunesse

En octobre, trois instances ont "fusionné" pour céder la place au Conseil d’Orientation des Politiques de Jeunesse :

  • le Conseil national de l’Éducation populaire et de la Jeunesse ;
  • le Conseil national de la Jeunesse ;
  • le Conseil national des Missions locales.

Placé sous la responsabilité du Premier ministre, il contribuera à la coordination et à l’évaluation des politiques publiques relatives aux jeunes de 16 à 30 ans, notamment en termes d’insertion professionnelle, en lien avec les organisations de jeunesse. Il pourra être consulté sur les projets de loi et textes règlementaires et pourra adresser des propositions au gouvernement à qui il remettra un rapport d’activité annuel. Le conseil est constitué d’un président, nommé pour 3 ans sur proposition du ministre chargé de la jeunesse et, entre autres, de représentants des ministères concernés, des régions, départements et communes, des organisations et mouvements de jeunesse, du président du groupe des organisations étudiantes et mouvements de jeunesse du Conseil économique, social et environnemental…

Emplois d'avenir, un accès facilité vers une formation. Et vers l'emploi durable ?

Les emplois d’avenir, mis en place en 2012, ont touché à ce jour environ 300 000 jeunes. Ce dispositif d'emploi aidé a pour objectif « de faciliter l’insertion sur le marché du travail des jeunes peu ou pas qualifiés en leur proposant un emploi à temps plein de longue durée incluant un projet de formation ».

La Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques s'est intéressée à l'accès à la formation pour les bénéficiaires de ce dispositif.

Principaux enseignements :

  • Un accès plus facile à une formation certifiante : 75% des jeunes en emploi d’avenir ont suivi une formation au cours de la première année, 47% une formation certifiante. Ce taux est de 23% pour une population de jeunes de 18 à 25 ans hors dispositif emploi d’avenir. Ces formations correspondant à un diplôme reconnu par l’Éducation nationale (dans 9% des cas pendant la 1ère année), à un titre professionnel, à un certificat de qualification professionnelle, à une habilitation ou à un permis.
  • Un effort de formation à destination plus particulièrement des non-diplômés et des jeunes : la première année, 53% des 18-20 ans ont eu accès à une formation certifiante (contre 45% des 21-25 ans).
  • Les jeunes ont bénéficié en moyenne de 26 jours de formation au cours de la première année. Mais un sur deux a suivi moins de huit jours de formation, du fait d’une forte hétérogénéité des formations (niveau de qualification préparé, métier, sexe…).
  • Les femmes bénéficient moins de formations certifiantes car elles sont généralement plus diplômées que les hommes à leur entrée en emploi d’avenir.

Une fondation pour développer l'apprentissage

La Fondation Innovations pour les apprentissages (FIPA), lancée par le ministre du Travail en 2015 sur une proposition de Gérard Mestrallet, président de la Fondation Agir contre l’Exclusion, est entrée dans sa phase opérationnelle depuis le mois d’octobre.

Portée par la FACE et EDF, cette fondation a pour but :

  • de promouvoir toutes les formes d’apprentissage en alternance par le financement de projets concrets proposés par des entreprises et répondant à leurs besoins ;
  • de favoriser le développement des contrats d’apprentissage et de professionnalisation sous toutes leurs formes et pour tous les publics ;
  • d’accroître le temps en entreprise dans les parcours d’insertion des demandeurs d’emploi ;
  • de favoriser la mise en place de dispositifs d’orientation alternée ;
  • de mettre l’accent sur la formation des salariés pour favoriser leur promotion sociale ou leur réorientation professionnelle en cours de carrière.

Les projets seront sélectionnés par un comité exécutif composé de représentants des entreprises fondatrices, d’organisations professionnelles et des pouvoirs publics. Plusieurs grandes entreprises devraient rejoindre la Fondation, dont Air France, Dassault, La Poste, Sanofi, Total, Thales…

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