Publié le 13/03/2026
Le 11e baromètre Jeunesse & Confiance de VersLeHaut révèle une tension paradoxale : 37 % des 16-25 ans estiment que les élus locaux comprennent mal leurs besoins, mais l’étude montre aussi qu’une simple consultation peut transformer leur regard sur l’action publique.
Le 11e baromètre Jeunesse & Confiance du Think-Tank VersLeHaut montre que 37 % des jeunes de 16 à 25 ans considèrent que les élus locaux comprennent mal leurs besoins. Un résultat qui interroge la relation entre la jeunesse et les institutions locales. D’autant que la participation électorale des jeunes reste faible : seul un électeur sur trois âgé de 18 à 25 ans a voté lors des municipales de 2020.
Pour autant, l’étude ne décrit pas une jeunesse coupée de la vie publique. Elle met plutôt en évidence un déficit d’écoute perçu. « Plus d’un jeune sur trois a le sentiment d’être incompris par son maire », souligne Marie-Caroline Missir, déléguée générale de VersLeHaut. Mais cette distance n’est pas irréversible : dès lors que les jeunes sont associés aux décisions locales, leur perception de l’action municipale évolue nettement.
60 % seraient prêts à participer à une campagne électorale
Cette logique se retrouve également dans la disposition à s’engager. Parmi les jeunes consultés, 67 % se disent prêts à participer à la vie associative, contre 44 % lorsqu’ils ne sont pas sollicités. L’écart est encore plus marqué concernant l’engagement politique : 60 % seraient prêts à participer à une campagne électorale, contre seulement 30 % chez les jeunes non sollicités.
Le baromètre souligne aussi l’importance du niveau local comme espace privilégié d’engagement. Plus d’un jeune sur deux se dit intéressé par la participation à la vie associative ou à des dispositifs comme des assemblées citoyennes. Les lieux de proximité – maisons de quartier, structures associatives ou foyers ruraux – apparaissent déterminants pour créer ce lien civique. Certaines réalités territoriales illustrent déjà cette dynamique. Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, où les dispositifs d’engagement sont plus nombreux, 43 % des jeunes ont une bonne image de leurs élus, contre 23 % ailleurs.
Et 62 % se disent prêts à s’impliquer dans une campagne municipale, contre 42 % dans le reste du territoire. Le message du baromètre montre que la jeunesse n’est ni distante ni indifférente à la politique locale mais manifeste au contraire un intérêt réel pour l’action publique, à condition d’être associée aux décisions.