Date de parution : le 28 mars 2026

La déléguée générale du think tank VersLeHaut regrette que l’on n’incite pas davantage les élèves à réfléchir aux filières qui pourraient les intéresser.

« On n’a pas d’espace pour vraiment parler d’orientation ». Alors que Parcoursup, ferme ses portes le 1er avril, Marie-Caroline Missir regrette que les lycées ne consacrent pas plus de temps pour aider les élèves à choisir leur voie.

Invitée dans l’émission Paris d’école diffusée ce samedi 28 mars, la déléguée générale de VersLeHaut, un think tank dédié à l’éducation et à la jeunesse, a déploré que les réunions d’orientation dans les établissements soient « trop centrées sur les choix de spécialité » et pas assez sur « sur ce qui va se passer dans l’enseignement supérieur ».

L’ancienne directrice du journal l’Étudiant affirme que l’on n’incite pas davantage les élèves à se projeter. « C’est un cran supplémentaire, ça demande du temps aux enseignants, on le sait bien, explique-t-elle. Et les fameuses 56 heures (…) qui étaient prévues pour(…) l’orientation au lycée, je crois qu’elles sont un peu passées à la trappe malheureusement ».

Ajouter des «mesures coercitives»

Selon cette diplômée de Sciences Po, ce travail d’orientation est d’autant plus important que les jeunes se connaissent encore assez peu au lycée. « Il faut se rendre compte que quand on a 17 ou 18 ans, on ne sait vraiment pas ce pour quoi on est fait», poursuit-elle.

D’après l’ancienne journaliste, près d’un étudiant sur deux « considère qu’il n’a pas vraiment choisi la filière qui lui convenait. »

Pour prévenir l’échec en licence, la déléguée générale de VersLeHaut plaide aussi pour davantage de « mesures coercitives » afin que les élèves ne soient pas orientés vers des filières pour lesquelles ils n’ont pas le bagage académique nécessaire. « Même si vous avez envie de faire médecine, si vous avez fait un bac pro carrosserie, c’est un peu compliqué de réussir la première année », ajoute-t-elle.

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