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Service civique : +74% de volontaires mais l'objectif de 70 000 jeunes n'est pas atteint + 4 autres infos qu'il ne fallait pas rater

Au sommaire du n° 15

Service civique : +74% de volontaires en 2015, mais l'objectif des 70 000 jeunes n'est pas atteint

Le rapport d’activité 2015 de l’Agence du service civique, publié en juillet, indique que plus de 136 000 jeunes se sont engagés depuis la création du dispositif en 2010 (6 000 en 2010 ; 35 000 en 2014 ; 52 341 en 2015, dans plus de 6 200 organismes).

La moyenne d’âge de ces jeunes est de  21 ans. Plus de 65% ont entre 18 et 22 ans. On observe une baisse des 24-25 ans mais une hausse des 18-20 ans (plus de 38% des volontaires). La part des mineurs a légèrement baissé par rapport à 2014 (3,93%  contre 4,4%) mais reste au-dessus des années précédentes (2,5% en 2012). Depuis août 2015, le Service civique est ouvert aux jeunes en situation de handicap jusqu’à 30 ans (11 volontaires de plus de 26 ans).
17% de ces jeunes sont issus des quartiers « politique de la ville », 17,5% n’ont aucun diplôme, 28% ont un niveau Bac et 40% ont un niveau supérieur ou égal à Bac+2.

L’objectif de 70 000 jeunes en service civique en 2015 n’a pas été atteint, mais une hausse de 74% des contrats a été enregistrée, l’objectif étant que 110 000 jeunes aient effectué une mission en 2016 et 350 000 d’ici à 2018.

Par ailleurs, le nombre d’organismes d’accueil a doublé en 2015. Il s’agit majoritairement :
- d’associations (73%) ;
- du secteur public (25,7%) ; le ministère de l’Éducation nationale est devenu, en 2015, le 1er organisme en nombre de volontaires accueillis ;
- de l’Union nationale des missions locales et des Permanences d’Accueil, d’Information et d’Orientation ;
- de Pôle Emploi…

Les jeunes ultra-marins sont « surreprésentés » : 9% des volontaires en 2015, alors que les 15-24 ans d’outre-mer représentent 3,7% de l’ensemble de cette population, avec une « mobilisation particulièrement dynamique des collectivités ».

Le rapport recense les « avantages » attribués par certaines collectivités aux jeunes en mission : 17 collectivités (régions, départements, communautés d’agglomération) se sont engagées dans ce sens pour valoriser l’engagement des jeunes (aides à la mobilité, primes de civisme, actions d’accompagnement et de formation…).

Du côté des jeunes, on enregistre une demande croissante : 150 000 d’entre eux se sont inscrits sur le site en 2015. 96% des jeunes connaissent le service civique et 85% en ont une image positive. 60% des 16-25 ans se déclarent prêts à s’engager pour une mission. Et ils sont 90% à se déclarer très satisfaits des missions réalisées (Sondage IFOP et enquête Mediapost, octobre 2015).
 
Le Communiqué de presse et le Rapport

Vers un véritable apprentissage européen

La Commission européenne vient de valider le projet de création d’un consortium de 36 Centres de Formation à l’Apprentissage (CFA) dans 14 pays européens.

Ce dispositif devrait permettre aux jeunes en apprentissage (majoritairement de niveau BEP et CAP) de se former ailleurs en Europe pendant 6 à 12 mois, pendant ou après leur cursus. Ils pourront éventuellement bénéficier d’une bourse Erasmus.

La première année, 150 jeunes volontaires seront concernés.

L’ouverture culturelle, l’apprentissage d’une langue étrangère et l’initiation à de nouvelles méthodes devraient faciliter leur insertion sur le marché du travail.

Contrats à impact social : 4 projets présélectionnés

Le Gouvernement a annoncé la présélection de 4 projets sur les 8 présentés en réponse à l'appel lancé pour des contrats à impact social (CIS) en mars dernier.

Pour rappel, les CIS, initiative lancée par la Secrétaire d’État en charge de l’Économie sociale et solidaire, sont destinés à financer des projets socialement innovants par des fonds privés et dont le succès déclenchera un remboursement à terme par l’État.

  2 des 4 projets présélectionnés concernent l'éducation :

- Un programme de prévention du décrochage scolaire dans les territoires ruraux ou des quartiers prioritaires ;

- Un programme, en lien avec le Conseil départemental du Nord, destiné à intensifier l’action éducative en milieu ouvert afin de réduire le nombre de placements d’enfants ;

Les deux autres projets concernent d'une part de nouvelles modalités d’accompagnement entrepreneurial pour des personnes en difficulté habitant dans des zones rurales isolées ; d'autre part  un soutien à la création de commerces franchisés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Au 30 septembre, un nouveau bilan permettra de faire le point sur les dossiers déposés à cette date. Une trentaine d’organisations projetteraient de déposer un dossier d’ici le 30 janvier 2017 (dernière échéance de l’appel à projets).
 
Communiqué de presse du Gouvernement

Vers une meilleure répartition départementale des mineurs étrangers isolés

En 2013, un accord entre le ministère de la Justice et l'Assemblée des Départements de France prévoyait une meilleure répartition des mineurs étrangers isolés; pour éviter que quelques départements supportent seuls le coût de leur prise en charge par l'aide sociale à l'enfance.

Un décret du 24 juin 2016 donne un cadre juridique à cet accord.
Un arrêté du 28 juin 2016 précise, pour chaque département de métropole, la clé de répartition, tandis qu'un arrêté du 30 juin 2016 crée une cellule nationale qui tiendra à jour les informations permettant de répartir au mieux ces jeunes et qui rendra publique, chaque année, la clé de répartition pour chaque département. Il met également en place une procédure contradictoire permettant de clarifier, le cas échéant, les déclarations des départements quant aux jeunes placés.

Enfin, texte sans doute le plus attendu, la décision du 1er juillet 2016 précise les pourcentages exacts pour chaque département pour l’année en cours (jusqu’au 15 avril de l’année suivante).

 

 

Pour cette année :
- 59 départements se voient attribuer un pourcentage inférieur à 1% ;
- 22 départements, un pourcentage inférieur à 2% ;
- 12 départements, un pourcentage inférieur à 3% (dont Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise, ainsi que la métropole de Lyon) ;
- 3,29% pour les Bouches-du-Rhône ;
- 4,58% pour le Nord.

 


Décision du 1er juillet

Maîtrise du français à l'école et au collège : quelle évolution depuis 2003 ?

La Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance du ministère de l'Education nationale vient de publier deux notes sur l’étude CEDRE menée, depuis 2003, auprès d’élèves en fin d’école primaire et en fin de collège sur la maîtrise de la langue (compréhension de l’écrit et étude de la langue).

Parmi les principaux enseignements de cette étude :

- La maîtrise de la langue en fin de primaire est stable depuis 12 ans. En revanche, on observe moins d’élèves de haut et de bas niveaux qu’avant et plus d’élèves de niveaux intermédiaires ;

- 60% des élèves ont une maîtrise « suffisante des compétences attendues en fin de scolarité primaire » et 85% en fin de collège pour pouvoir poursuivre une formation ;

- Les filles ont en moyenne – et de plus en plus – de meilleurs résultats que les garçons (258 points contre 244 au primaire ; 253 points contre 247 au collège) ;

- L’influence de l’origine sociale sur les performances est toujours aussi forte depuis 2003 ;

- En 13 ans, les résultats des élèves scolarisés en éducation prioritaire ont progressé.

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