Return to site

Quel accompagnement pour les orphelins scolarisés ?

5 #24

Pour la première fois, une enquête menée par l’IFOP pour la Fondation d’entreprise OCIRP s’intéresse aux jeunes scolarisés ayant perdu un, voire leurs deux parents. Ils sont 800 000 jeunes de moins de 25 ans, soit un élève par classe en moyenne (deux au lycée).
1 083 jeunes et 940 professionnels de l’éducation ont participé à cette enquête dont les conclusions débouchent notamment sur une forte adhésion des enseignants (85%) à l’idée d’un guide des bonnes pratiques pour mieux accompagner les enfants dans de telles circonstances. Dans chaque établissement de l’enseignement public, un psychologue peut soutenir les jeunes et les enseignants, mais il n’intervient que lorsque des difficultés particulières sont repérées. Il n’existe aucun protocole préétabli.

Parmi les principaux enseignements :
- 94% des enseignants interrogés estiment être attentifs, mais 62% pensent ne pas être suffisamment formés.
- 73% des jeunes concernés sont revenus en cours rapidement après le décès et 66% se sont sentis différents des autres. 44% ne souhaitaient pas y retourner. 31% ne souhaitaient pas en parler et 30% ne voulaient pas qu’on leur en parle. 59% ont fait comme si de rien n’était. Certains surinvestissent l’école et réussissent. D’autres se retrouvent en échec et décrochent. 38% déclarent avoir eu des difficultés de concentration et 34% des difficultés à apprendre de nouvelles leçons et à faire leurs devoirs.
- Parmi les 15 ans et plus, 71% souhaiteraient qu’une case soit prévue sur la fiche de renseignements pour mentionner le décès. 46% estiment que celui-ci a eu un impact sur leur orientation.
- Pour les 18 ans et plus, 43% estiment que le décès a eu un impact sur le choix de leur métier.

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly