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Menace sur la liberté d'enseignement + 4 autres infos qu'il ne fallait pas rater sur l'éducation et la jeunesse

Au sommaire du n°12

Menace sur la liberté d'enseignement

Dans le but affiché de lutter contre les risques de radicalisation, le ministère de l'Education nationale a annoncé un renforcement du contrôle des établissements hors-contrat et de l'enseignement à domicile.

La méthode proposée est contestée par les défenseurs de la liberté scolaire, tout particulièrement 2 points :
- passer à un régime d'autorisation (et non plus seulement de déclaration) pour les créations de nouveaux établissements hors-contrat ;
- contrôler la maîtrise du socle commun des connaissances et compétences par cycle.

Le choix de passer par ordonnance pour faire évoluer les règles sur un principe aussi fondamental que la liberté d'enseignement suscite également les critiques.

Les séjours à l'étranger favorisent l'emploi

Une note de l'agence Ersamus +, chargée de faire la promotion des séjours Erasmus, montre leur impact sur l'insertion professionnelle des jeunes. Les données sont issues d'une étude du Centre d’Études et de Recherches sur les Qualifications, consacrée aux trajectoires des jeunes sortis du système éducatif en 2010, "Génération 2010".

Principaux enseignements :

  • Ceux qui ont effectué, durant leur scolarité, un stage en entreprise, un séjour, des études ou ont travaillé à l’étranger ont trouvé leur premier emploi en 2,9 mois en moyenne (contre 4,6 mois pour les autres) après leur sortie de formation. Ils obtiennent plus facilement des emplois en CDI et mieux rémunérés.
  • 3 jeunes sur 10 ont effectué un séjour à l’étranger durant leurs études (plus d’1 sur 5 parmi les enfants d'ouvriers, près d'1 sur 2 parmi les enfants de cadres).
  • La mobilité internationale s’est étendue à tous les niveaux de formation : entre 9% et 20% de jeunes niveau bac ont effectué un séjour à l’étranger durant leur formation (9% : bac techno tertiaire ; 11% : bac pro tertiaire ou industriel ; 15% : bac techno industriel).


Étude d’Erasmus + et du CEREQ

Coup de pouce aux internats de la réussite

Par une circulaire publiée le 19 mai dernier, le Ministère de l’Éducation nationale et la DGESCO souhaitent relancer les internats de la réussite comme vecteur d’égalité sociale. Le gouvernement compte faire passer le nombre de places dans ces derniers de 5 000 à 11 000 d’ici à 2024.

L’accent est mis sur le niveau collège et l’enseignement professionnel.

Les élèves seront recrutés prioritairement dans les milieux ruraux isolés et défavorisés, dans les quartiers prioritaires et parmi ceux dont le foyer est éloigné de l’établissement.

Les milieux les plus éloignés de la culture scolaire et les contextes peu propices à l’étude compteront également parmi les critères de recrutement.

Il existe aujourd’hui 1 634 internats publics en France pour 45 internats de la réussite.

Numérique : où en sont les enseignants ?

Le syndicat SE-UNSA a publié le 25 mai dernier les résultats de l'enquête "Le numérique, mon métier et moi", menée auprès de 7 445 enseignants et Conseillers Principaux d'Education (CPE).

Parmi les résultats marquants :

- 84% se sentent mal accompagnés sur le numérique ;

- 85% estiment que le numérique facilite leur vie professionnelle ;

- 90% des enseignants du second degré ayant au plus 24 ans d’ancienneté utilisent le numérique contre 60% dans le premier degré.

L'enquête rappelle que, pour développer le numérique dans les établissements, 3 facteurs doivent être réunis :

- Le projet pédagogique de l’établissement ;

- L’équipement par les collectivités ;

- La formation par l’État.

 

Les coûts de fonctionnement des crèches

La Caisse Nationale des Allocations Familiales publie une étude destinée à comprendre le modèle économique des établissements accueillant des jeunes enfants (EAJF). Cette étude montre une grande disparité parmi les établissements, avec un prix de revient moyen à 10,18 €. (+22% par rapport à 2007).

La masse salariale est le premier poste de dépense : en moyenne 75% des coûts de fonctionnement.

Le prix de revient varie selon quatre principaux facteurs :

- Le statut juridique (privé, associatif, public : toutes choses étant égales par ailleurs, il est plus élevé dans ce dernier cas) ;

- La localisation (en région parisienne où il est plus élevé, en zone urbaine ou en zone rurale, où il est dans la moyenne) ;

- Le taux d’occupation réel (ratio entre les heures réalisées et les capacités d'accueil théoriques) ;

- Le recours à l’externalisation pour certaines prestations.

L’étude révèle également que des éducateurs de jeunes enfants sont présents dans 79% des EAJF, des auxiliaires de puériculture dans 87%, des médecins dans 57% et des psychologues dans 40%.
 
Etude de la CNAF

 

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