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L'ortaugraffe à la dérive + 4 autres infos qu'il ne fallait pas rater #Education #Jeunesse

Au sommaire du n°20

· Newsletter,éducation nationale,ASE

L'orthographe à la dérive

La Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance du Ministère de l’Éducation nationale a publié en novembre une note d’information faisant un constat alarmant en matière d’orthographe chez les élèves de CM2 en 2015 (entrés au CP en 2010).
Les résultats de ces évaluations sont encore moins bons qu’en 1987 et 2007, orthographe grammaticale en tête. En 2015, les élèves font en moyenne 17,8 erreurs contre 14,3 en 2007 et 10,6 en 1987. Les erreurs lexicales, bien qu’en augmentation, sont moins fréquentes et l’on n’observe pas de dégradation en compréhension de l’écrit.
Tous les élèves sont concernés, quel que soit leur sexe, leur âge, leur environnement social et les secteurs de scolarisation (public, privé). 19,8% des élèves commettent 25 erreurs en 2015. Ils étaient 11,3% en 2007 et 5,4% en 1987.
 

Nombre total d'erreurs obtenues à la dictée selon le secteur

 

Le passage vers l'autonomie des jeunes placés

Enquête inédite en France, le projet ELAP (Étude longitudinale sur l’Accès à l’Autonomie des Jeunes en Protection de l’Enfance), a rendu public un certain nombre d’enseignements sur le passage vers l’autonomie des jeunes majeurs issus de la protection de l’enfance (au plus tard, l’autonomie d’un jeune placé est effective le jour de ses 21 ans).

Entre 2013 et 2014, 1 622 jeunes de 17 à 20 ans, pris en charge par l’Aide sociale à l'Enfance (ASE) dans 7 départements à la suite de grandes difficultés familiales ont fait l’objet de cette étude (soit 27% des 16-20 ans pris en charge par l'ASE en France).

La plupart sont des garçons, notamment du fait qu’ils constituent la majorité des mineurs isolés étrangers (MIE) (61% en Ile-de-France) et la moitié est née en France.

Ils suivent majoritairement des formations courtes, notamment en raison de la limite dans le temps du « contrat jeune majeur » fixée à 21 ans et qui ne permet pas de formations longues.
Un tiers des jeunes placés suivant une formation sont inscrits en CAP, contre 5% dans la population générale. Avec l’âge, leur maintien en formation diminue bien qu’ils aient plus de chances de consolider un projet professionnel en sortant du système à 21 ans.

Le point faible du dispositif porte notamment sur le lien social : les jeunes concernés, qui ont moins d'appui familial, apprennent plus à ne dépendre de personne qu’à développer des liens.
 
L’enquête du projet ELAP

 

Rendre le métier d'enseignant attractif !

Le Conseil national d’Évaluation du Système scolaire a publié en novembre un rapport sur l’attractivité du métier d’enseignant. Il n’y aurait pas UNE crise globale mais des difficultés sectorielles selon les académies et les disciplines.

Dans le 1er degré, les problèmes de recrutement sont localisés, essentiellement dans les académies de Créteil, Reims et Versailles. En 2016, pour la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine, respectivement 21% et 17% des enseignants ont demandé un autre département ; 14,8% et 11,6% des demandes ont été satisfaites. A l'inverse, les demandes d’entrée ont été de 29 (contre 2 212 demandes de sortie) et de 106 (contre 1 306 demandes de sortie).
Dans le 2d degré, 65% des jeunes professeurs débutants sont affectés dans des académies qu’ils n’ont pas demandées, dans des établissements difficiles ou en tant que remplaçants. Ils en partent dès que possible. Ce turnover important déstabilise les équipes pédagogiques. Versailles, Créteil et Amiens accueillent 50% des nouveaux titulaires, les deux premières recevant respectivement 20 et 30 fois plus de demandes de sortie que d’entrée.
Ne pas pouvoir choisir son lieu d’affectation plus en amont joue sur l’attractivité du métier, étant donné les conditions d’exercice rencontrées. Aujourd’hui, moins de la moitié des demandes sont satisfaites et tout échange mutuellement arrangeant est exclu.
Pour renforcer l’attractivité du métier, le CNESCO préconise de réviser l’algorithme d’affectation basé aujourd’hui sur le barème et les vœux.

Le top 5 des associations les plus subventionnées par le ministère de l'Education nationale

En 2015, l'Etat a versé un peu plus de 2 milliards d'euros de subventions à des associations, dont 414,4 M€ (20,2% du total) dans le cadre de la mission Enseignement scolaire.

Dans le budget de l'Etat, la mission Enseignement scolaire est en deuxième position derrière la mission Travail et Emploi en termes de subventions (457 M€). La recherche et l'enseignement supérieur (160 M€) et la vie associative et la jeunesse (153) sont respectivement en 4ème et 5ème position.

Dans le programme "Vie de l'élève", AEF relève que les 5 organisations bénéficiant des subventions les plus élevées étaient :
- La ligue de l’Enseignement : 25 230 000 €
- La Fédération des PEP (association de solidarité pour l'enfance) : 6 780 000 €
- L’UNSS (Union nationale du Sport scolaire) : 6 660 000 €
- Le CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation active) : 4 530 000 €
- L’Office central de la Coopération à l’École : 4 430 000 €

La lutte contre le décrochage scolaire avance

En 2012, étaient recensés 135 à 140 000 décrocheurs en France. En 2015, ils étaient au nombre de 107 000, soit 20% de moins, selon les chiffres communiqués par la ministre de l'Education nationale, le 14 novembre. Pour 2016, le ministère annonce un chiffre provisoire de 98 000 décrocheurs (bien qu’un changement de méthodologie ne permette pas de rendre fiable la comparaison avec les années précédentes).
Fixé par le Président de la République, l'objectif de diminuer de moitié le nombre de décrocheurs au cours du quinquennat n’a pas été atteint. En revanche, l'objectif fixé en 2009 par les pays membres de l'Union européenne (moins de 10% de décrocheurs parmi les jeunes de 18 à 24 ans d'ici à 2020) semble avoir été atteint en avance : le taux en France est de 9,3% en 2015 (contre 12,6% en 2010).
Le ministère explique cette baisse du décrochage par le droit au retour en formation et à l’école (micro-lycées, bourses…) et la possibilité, pour les candidats malheureux aux bacs, BTS ou CAP, de redoubler et de conserver leurs acquis.
Pour renforcer cette tendance, le gouvernement veut mettre l'accent sur les pratiques pédagogiques, la formation des enseignants et les alliances éducatives (notamment avec les entreprises).

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