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Combien les parents donnent chaque mois à leurs grands enfants ? + 4 autres infos qu'il ne fallait pas rater

Au sommaire du n°14

Les sénateurs dénoncent "l'orientation par l'échec."

« Fondée sur les résultats scolaires obtenus dans les matières générales, l’orientation s’assimile à une mécanique de tri des élèves dans des filières strictement hiérarchisées et compartimentées », tel est le constat du rapport de la mission d’information sur l’orientation scolaire du Sénat publié en juin.

Les sénateurs pointent un certain nombre de défaillances du système d’orientation, notamment en matière d’information (un conseiller d’orientation pour 1 300 élèves,…). Il ne s’agit plus seulement d’accéder à l’information, mais d’être accompagné dans le tri d’une information foisonnante.
En fin d’année, de nombreux élèves, parmi les plus faibles, se retrouvent sans projet d’orientation. Ils sont souvent, dès 14 ou 15 ans, affectés contre leur gré dans des spécialités qui ne les intéressent pas et qui offrent peu de débouchés.

Le sénateur Kennel, auteur du rapport, présente différentes propositions pour que l’orientation corresponde à un véritable choix : instaurer, au lycée, un « droit à l’erreur », des stages passerelles, des stages de remise à niveau, des « parcours montants » pour passer d’une voie à une autre sans perdre une année, une orientation la plus tardive possible en mettant en place une classe de seconde généraliste à « spécialisation progressive »...

Que feraient les 18-24 ans
sans l'aide de leurs parents ?

L’Insee publie les résultats d’une étude menée pour la première fois fin 2014 sur les ressources des 18-24 ans. Évaluer le niveau de vie de cette tranche d’âge exclue de la plupart des minima sociaux est un enjeu pour les politiques publiques : jusque-là, le taux de pauvreté des jeunes tenait peu compte des transferts d’argent intrafamiliaux.

De fait, plus de 70% des 18/24 ans sont aidés par leurs parents, de façon inégale selon la catégorie socio-professionnelle des familles : 88% des enfants de cadres et professions libérales contre 61% des enfants d'ouvriers. En moyenne, le montant de l'aide perçue par les premiers est 2,5 fois plus important que pour les seconds.


L'aide familiale dépend aussi du "statut" du jeune : 90% des étudiants en bénéficient, contre seulement 26% des jeunes en emploi possédant leur logement propre et 66% des chômeurs ou inactifs.

Autres chiffres à retenir :
- 30% des jeunes qui ne poursuivent pas d’études ont un emploi (CDI et CDD à part égale) et 1/3 perçoit un salaire inférieur à 1 100€/mois.
- Près de 25% des étudiants exercent une activité rémunérée, la moitié dans le cadre de leurs études et l’autre moitié comme job étudiant.
- 38% des jeunes (63% pour ceux qui ne vivent plus chez leurs parents) bénéficient d’aides publiques : bourses et APL essentiellement, allocations-chômage, minima sociaux et prestations familiales très rarement.
- 57% des jeunes de 18-24 ans vivent encore chez leurs parents.

240 000 pères seuls avec enfants

En France, 12% des familles sont monoparentales (1,6 million) et le nombre de pères seuls avec enfants a plus que doublé entre 1990 et 2011 pour atteindre 240 000, souligne une étude de l’Union nationale des Associations familiales parue en juin Être père aujourd’hui !.

- 30% d’entre eux estiment que le plus compliqué à gérer est la prise en charge des tâches quotidiennes, et particulièrement le suivi de la scolarité (46%).
- 33% estiment avoir du mal à organiser les loisirs.
- 22% rencontrent des difficultés pour le suivi médical.

22% se déclarent excessivement indulgents et 24% manquant d’autorité. Pour l’UNAF, être seul avec des enfants génèrerait pour les pères des attitudes plus maternantes et moins autoritaires.

66% de ces pères pensent que la société considère le rôle du père comme moins important que celui de la mère et qu’ils doivent davantage que les femmes prouver qu’ils sont de « bons » parents.

500 millions pour l'innovation pédagogique

L’enseignement supérieur, la recherche et la formation figurent parmi les 6 axes stratégiques de la phase 3 du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA). Sur les 10 milliards prévus pour une mise en oeuvre dès 2017 (après 35 milliards pour la phase 1 en 2010 et 12 pour la phase 2 en 2013), 500 millions d'euros devraient être dédiés à l’innovation pédagogique scolaire : lutte contre le décrochage, apprentissage des fondamentaux, des langues ou des sciences, interdisciplinarité, relations école-entreprise et formation-emploi, organisation innovante dans les territoires ruraux à tous les niveaux du parcours éducatif...

Ces actions sont destinées à soutenir les initiatives innovantes des équipes pédagogiques et éducatives et prépareront les évolutions de l’enseignement professionnel et technologique.

Familles monoparentales et familles nombreuses frappées par la hausse de la pauvreté

L’édition 2016 de l’étude de l’Insee Les revenus et le patrimoine des ménages montre l'impact de la crise de 2008 sur la prospérité des Français. Elle révèle une baisse moyenne annuelle de 0,2% du revenu médian entre 2008 et 2013. Cette lente régression est inédite sur la période d’observation (depuis 1996).

14% de la population vit sous le taux de pauvreté (en dessous de 60% du niveau de vie médian), soit 8,6 millions de personnes. On observe une augmentation de 0,7 point entre 2008 et 2013.  Cette progression a été plus faible que dans la plupart des pays d’Europe et le taux de pauvreté a légèrement diminué en 2012 et 2013.

Les couples avec au moins trois enfants et les familles monoparentales ont été particulièrement touchés. Avec des revenus d'activités plus faibles que les autres ménages, ils ont les taux de pauvreté les plus élevés : 22,6% et 32,5%. Le taux de pauvreté des enfants s'élève à 19,6% en 2013, après une hausse de 2,6 points entre 2008 et 2012.

L’étude de l’Insee

L’édition 2016 de l’étude de l’Insee Les revenus et le patrimoine des ménages montre l'impact de la crise de 2008 sur la prospérité des Français. Elle révèle une baisse moyenne annuelle de 0,2% du revenu médian entre 2008 et 2013. Cette lente régression est inédite sur la période d’observation (depuis 1996).

14% de la population vit sous le taux de pauvreté (en dessous de 60% du niveau de vie médian), soit 8,6 millions de personnes. On observe une augmentation de 0,7 point entre 2008 et 2013.  Cette progression a été plus faible que dans la plupart des pays d’Europe et le taux de pauvreté a légèrement diminué en 2012 et 2013.
Les couples avec au moins trois enfants et les familles monoparentales ont été particulièrement touchés. Avec des revenus d'activités plus faibles que les autres ménages, ils ont les taux de pauvreté les plus élevés : 22,6% et 32,5%. Le taux de pauvreté des enfants s'élève à 19,6% en 2013, après une hausse de 2,6 points entre 2008 et 2012.
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