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Après les attentats,
3 maîtres d’école sur 4 jugent plus utile qu’avant l’enseignement de la laïcité
au primaire

Les résultats du sondage Opinionway - Vers Le Haut - Enquête - Bayard Education

Un an après le lancement de la « Grande mobilisation de l’Ecole pour les Valeurs de la République », dont la 1ère mesure prévoyait le renforcement de l’enseignement de la laïcité et des faits religieux, le think tank VERS LE HAUT, l’association ENQUETE et Bayard Education publient un sondage OPINIONWAY réalisé auprès des enseignants du primaire.

74% des enseignants du primaire jugent plus utile l’enseignement de la laïcité et 51% ont commencé l’enseignement de la laïcité depuis les attaques terroristes.

1 enseignant sur 5 a commencé à aborder l’enseignement des faits religieux dans sa classe depuis ces événements tragiques.

Très favorables à l’enseignement de la laïcité au primaire, les enseignants le sont un peu moins s’agissant de l’enseignement des faits religieux

  • Au total, 85% des enseignants sont favorables à l’enseignement de la laïcité au primaire et 76% le pratiquent dans leur classe.
  • S’agissant de l’enseignement des faits religieux au primaire, ils ne sont que 59% à y être favorables et seulement 39% à le pratiquer. D’ailleurs, 45% des enseignants du primaire considèrent que l'enseignement des faits religieux n'est pas inscrit dans les programmes.

Enseigner les faits religieux en primaire : les freins et les motivations

S’agissant des motivations de ceux qui pratiquent l’enseignement des faits religieux :

- 63% considèrent que c’est indispensable pour comprendre l’histoire ;
- 48% que la connaissance des différentes convictions est nécessaire au vivre-ensemble.

S’agissant des freins évoqués par ceux qui ne le pratiquent pas dans leur classe :           
- 36% considèrent qu'ils n'ont pas la formation suffisante ;
- 32% que les religions n'ont pas leur place à l'école laïque ;
- 23% qu’ils n’ont pas les outils pédagogiques adaptés ;
- 21% qu’ils n’ont pas le temps ;
- 19% qu’ils craignent les réactions des familles, des élèves ou de la hiérarchie.

Une forte demande de formation et d’outils pédagogiques

En dépit des outils déployés par le ministère de l’Education nationale pour accompagner l’enseignement du fait religieux dans le cadre de la Grande Mobilisation lancée le 22 janvier 2015,
- 87% des enseignants considèrent que la formation continue n'est pas adaptée ;
- 82% que la formation initiale est insuffisante ;
- 37% de ceux qui enseignent le fait religieux voudraient plus d'outils pédagogiques.

ZOOM SUR LES DIFFERENTS PROFILS D’ENSEIGNANTS

PAR RAPPORT A L’ENSEIGNEMENT DES FAITS RELIGEUX AU PRIMAIRE

LES « HOSTILES » : 37%

Opposés sur le principe de l’enseignement des faits religieux à l’école et ne le pratiquent pas

LES « OUI MAIS NON »: 24%

Sont favorables au principe de l’enseignement des faits religieux mais ne le pratiquent pas dans leur classe. On retrouve plusieurs profils au sein de cette catégorie :

  • Les surchargés : 5% (considèrent qu’ils n’ont pas le temps)
  • Les « bloqués » : 19% (considèrent qu’ils n’ont pas les outils ou la formation nécessaires, craignent les réactions des familles, des enfants ou de la hiérarchie…)
    • Les « craintifs » ne sont que 3%

LES « CONTRAINTS » : 3%

Opposés sur le principe mais le pratiquent : parce que c’est dans les programmes, ou sous la pression de l’actualité, des questions des élèves…

LES FAVORABLES : 35%

Favorables au principe de l’enseignement des faits religieux et le pratiquent dans leur classe. On peut distinguer dans cette catégorie :

  • Les « historiens » : 4% (le font uniquement dans une perspective historique)
  • Les « convaincus » : 31% (le font dans une perspective historique et aussi parce qu’ils considèrent que permet aux enfants de mieux comprendre le monde dans lequel ils grandissent et que cela contribue au vivre-ensemble.)
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