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8ème numéro de "5 infos qu'il ne fallait pas rater sur l'éducation et la jeunesse"

Au sommaire :

•Différences filles/garçons à l'école : un tabou ? 

La garantie jeunes : combien ? pour qui ?

•Un Top 30 des innovations pédagogiques

Apprendre à lire/écrire : quelles méthodes ?

•Les clés d'un faible chômage des jeunes

Les différences filles/garçons à l'école :
un tabou ?

Une étude de la Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance du Ministère de l'Education nationale fait un état des lieux des différences filles/garçons en matière de résultats et d'orientation. Des conclusions à en tirer en matière éducative ?

Des différences de résultats

 

  • Dans une génération, en 2014, 85,1% des filles étaient titulaires du bac, contre 71,8% des garçons. (13,3 points d'écart). 
  • Le taux de réussite au bac général s'élevait à 92% pour les filles contre 89% pour les garçons. S'agissant du brevet général, l'écart montait à 6 points (89% de réussite chez les filles et 83% chez les garçons)
  • 11% des garçons ont des difficultés en lecture lors de la journée Défense et Citoyenneté, contre 8,1% des filles.
  • 17% des garçons n’obtiennent pas de diplôme à la suite de leur formation initiale, contre 12% des filles.

Des différences d'orientation

  • A 17 ans, 45% des filles sont en terminale générale et technologique, contre 33% des garçons. Au même âge, 41% des garçons sont dans l'enseignement professionnel contre 30% des filles.
  • Les filles, qui représentent 54,1% des effectifs du lycée général et technologique choisissent davantage les filières littéraires (78,9% de filles en Terminale Littéraire contre 46,4% en terminale S). En revanche, les garçons représentent 70,1% des apprentis dans le secondaire, et 71% des élèves en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. 
  • La mixité est particulièrement faible dans certaines filières du supérieur : il y a 84% de filles dans les écoles paramédicales et sociales et en santé-social et 73% de garçons dans les formations d’ingénieur.

A noter : après une formation dans le domaine de la production, les filles trouvent moins facilement un emploi que les garçons.
 

Etude de la DEPP

Garantie Jeunes : combien ? pour qui ?

L’étude d’impact du projet de loi Travail défendu par Myriam El Khomri limite la généralisation de la Garantie Jeunes.
A l’heure actuelle, 46 000 jeunes sont entrés dans ce dispositif depuis 2013 et 35 000 sont en cours d’accompagnement (pour un coût de 164 millions d’euros en 2015 et 250 millions d’euros en 2016).

D’après l’étude d'impact, le coût devrait atteindre, en 2017, 600 millions d’euros pour l’intégration de 150 000 jeunes (soit 345 millions d’euros de plus que les crédits prévus par la loi de finances pour 2016).

A l’heure actuelle, on estime que la France compte au total 847 000 jeunes en situation de précarité.
 
Etude d’impact du projet de loi El Khomri (24 mars 2016)

 

Le Top 30 des innovations pédagogiques

En octobre 2015, un appel a été lancé par le Ministère de l’Éducation nationale pour des projets d’équipes pédagogiques développant des pratiques innovantes. Sur 430 dossiers reçus, 30 ont été sélectionnés et présentés lors de la Journée de l’Innovation du ministère, le 30 mars 2016. 7 prix ont été attribués par le jury.

 

Parmi ces initiatives :
 

 

- La « twictée » : challenge orthographique impliquant plusieurs classes via Twitter ;
- Une web radio qui s'inscrit dans le cadre de l’éducation aux médias et à la citoyenneté tout en favorisant les apprentissages des élèves ;
- Un livret unique de compétences de la 6e à la 3e ;
- Une activité de création littéraire et artistique, notamment soutenue par des bénévoles : « Apprendre à conter pour retrouver le plaisir de lire et d’écrire » ;
- « Bienveillance et évaluation pour les apprentissages » : communication non violente, cartable léger, co-éducation avec les familles…

Dans la catégorie "Primaire" a été primée l'école Jules Verne de Chavagnes-en-Paillers, avec le projet "A chacun son rythme", qui mise sur les pédagogies Montessori/Freinet, l'implication des parents, l'apport des neuro-sciences, le travail en équipe des enseignants...
 

 

Cahier des actions sélectionnées pour la Journée nationale de l’Innovation du 30 mars 2016

Quelles méthodes pour apprendre à lire et écrire ?

Entre septembre 2013 et juin 2015, l’Institut français de l’Éducation a réalisé une étude sur des élèves de CP suivis en 1ère année de cours élémentaire. Le but : identifier les meilleures pratiques pédagogiques d’enseignement de la lecture et de l’écriture et leur impact sur les premiers apprentissages.

Quelques éclairages :

 

- Plus le score de l’élève est élevé en début d’année, plus il l'est en fin d’année.

- Les filles obtiennent des scores plus élevés que les garçons en écriture.

- Les garçons obtiennent des scores plus élevés en compréhension de textes entendus.

- Un tempo rapide s’avère bénéfique à l'apprentissage en code et en écriture ;

- Les élèves faibles bénéficient le plus de l’allongement du temps d’écriture pour les dictées.
 

Rapport de l’IFE

Comment expliquer le chômage des jeunes ?

En plein débat sur la loi Travail, Natixis publie une étude analysant le niveau du chômage des jeunes dans les différents pays de l’OCDE. L'étude de Patrick Artus cherche à déterminer les facteurs explicatifs d'un faible chômage des jeunes, en étudiant différents paramètres :
- qualité du système éducatif,
- niveau du salaire minimum,
- degré de protection de l’emploi,
- taux d’emploi des seniors,
- taux de croissance,
- taux de chômage global.

Selon Patrick Artus, les deux facteurs qui expliquent le mieux un faible taux de chômage des jeunes sont :
- un système éducatif fort,
- un salaire minimum faible.
En revanche, le degré de protection de l’emploi, le taux d’emploi des seniors, la croissance et le taux de chômage général ne semblent pas avoir d’impact significatif sur le chômage relatif des jeunes.
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