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"5 infos qu'il ne fallait pas rater" :

le numéro 3 est disponible

Au menu : impact des contrats aidés, Garantie Jeunes, APL, protection sociale, pacte de la 2ème chance...

Retrouvez la dernière édition de notre lettre de veille :

Un contrat aidé. Et après ?

Une étude de la DARES (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail) révèle les faiblesses des contrats aidés en matière de formation et d’insertion durable.

Si l'on constate un effet plutôt positif sur le plan intégration (92% des jeunes sont encore en poste six mois après leur recrutement), seuls 46% des employeurs envisagent de pérenniser le poste (84% dans le secteur marchand et seulement 37% pour les associations, les collectivités, l’Education nationale…).

Par ailleurs, la formation de jeunes concernés est décevante : 44% ont suivi une formation préalable au contrat aidé et seul un sur quatre a suivi une formation dans la structure avant d’intégrer son poste.
 

 

La synthèse de l'enquête de la DARES

Protection sociale et jeunesse : la grande arnaque ?

France Stratégie a publié une étude sur le financement et les bénéficiaires de la protection sociale en France. Bilan ? Les jeunes ne sont pas sacrifiés mais les ajustements pour financer les dépenses à venir ne peuvent plus se faire à leur détriment.

Si, entre 1979 et 2011, la hausse des dépenses sociales a bénéficié davantage aux plus âgés,  cela est surtout lié à l'augmentation des effectifs de ces générations. S'agissant des dépenses sociales par tête rapportées au PIB, c'est pour les jeunes qu'elles ont augmenté le plus, lorsqu'on tient également compte des dépenses d'éducation. (+23% pour les moins de 25 ans / +15% pour les plus de 60 ans).

Mais cette augmentation ne suffit pas à compenser la dégradation de la situation économique des jeunes : en 2002, le niveau de vie moyen des moins de 25 ans s'élevait à 88% de celui des plus de 60 ans. En 2012, il est passé à 82%. Par ailleurs, de 1970 à 2013, les retraités ont vu leur niveau de vie passer de 70% à 109% du revenu moyen de la population.
Dans ce contexte, il paraît inapproprié de faire porter davantage d'efforts sur les jeunes générations pour financer les équilibres financiers du dispositif de protection sociale.

 

 

Le Pacte de la 2ème chance

S’inspirant d’une initiative lyonnaise et d’une première expérimentation dans le Rhône, une circulaire interministérielle du 8 décembre 2015 prévoit le déploiement du Pacte de la deuxième chance dans une centaine de quartiers prioritaires.

Ce dispositif, placé sous la responsabilité des préfets, avec l’aide conjointe de services territoriaux d’Etat (Direccte, Protection Judiciaire de la Jeunesse et administration pénitentiaire) et de partenaires locaux, proposera un suivi personnalisé et renforcé à des jeunes entre 16 et 25 ans sous qualifiés, sans emploi et en situation de pré-délinquance ou de délinquance, à l’origine de situations d’insécurité ou d’incivilités.

Les cellules suivront six jeunes simultanément pendant une période moyenne de trois mois (24 jeunes par an).

L’objectif est de mener ces jeunes vers la formation et, à terme, vers un emploi autonome.
 

 

La circulaire interministérielle du 8/12/15

La Garantie jeunes prolongée

Lancé par le gouvernement en 2013, et prolongé fin 2015 jusqu’à fin 2017, ce dispositif a été mis en place pour favoriser le retour à l’autonomie de jeunes entre 18 et 26 ans en situation de précarité et de vulnérabilité.
Il doit favoriser l’accès à la formation et à l’emploi et s’articulera désormais également avec le service civique et la prime d’activité. La Garantie jeune a été expérimentée dans un premier temps dans 72 départements français. Un nouvel appel à candidatures a été lancé en décembre 2015. L’objectif est de toucher 100 000 jeunes à fin 2017.
 

Décret n° 2015-1890 du 30 décembre 2015

Statu-quo
pour les APL ?

Fin décembre 2015, le gouvernement a renoncé à modifier les règles de calcul des Aides personnalisées au Logement (APL) pour les actifs de moins de 25 ans.

Le projet de décret prévoyait une évaluation forfaitaire de leurs ressources au moment de la demande plutôt qu’un calcul basé sur leurs ressources de l’année N-2, plus favorable à leur entrée dans la vie active.

Seul changement : les jeunes dont les parents sont assujettis à l’ISF seront privés d’APL.

Fin décembre 2015, le gouvernement a renoncé à modifier les règles de calcul des Aides personnalisées au Logement (APL) pour les actifs de moins de 25 ans.

Le projet de décret prévoyait une évaluation forfaitaire de leurs ressources au moment de la demande plutôt qu’un calcul basé sur leurs ressources de l’année N-2, plus favorable à leur entrée dans la vie active.

Seul changement : les jeunes dont les parents sont assujettis à l’ISF seront privés d’APL.

 

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