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43% des parents mettent de côté pour financer les études de leurs enfants + 4 autres infos qu'il ne fallait pas rater Education/Jeunesse #13

Au sommaire du n°13

Mineurs réfugiés : le cri d'alarme de l'UNICEF

Au cours des cinq premiers mois de l’année 2016, 7 009 enfants non accompagnés ont représenté plus de 92% des enfants qui ont fait la traversée par mer vers l’Italie (le double de 2015 sur la même période), précise le rapport de l’UNICEF Des dangers à chaque pas.

Ces mineurs sont exposés à des risques terribles. Jusqu’au 5 juin dernier, 2 809 décès ont été signalés en Méditerranée (3 770 sur toute l’année 2015), dont un grand nombre ont été des enfants. Les enfants qui survivent sont exploités par les passeurs, souvent maltraités, enfermés, violés, voire contraints à se prostituer en Libye.

L’UNICEF rappelle que « tous les pays – ceux que ces enfants quittent, ceux qu’ils traversent et ceux où ils cherchent asile – ont l’obligation de mettre en place des dispositifs de protection centrés sur les risques qu’encourent les enfants non accompagnés ».

L’organisme propose un plan en sept points pour les enfants réfugiés et migrants, parmi lesquels la protection contre la traite et l’exploitation, l’accès aux services tels que la santé et l’éducation, la réunification des familles, la mise en place de voies de migrations légales et sécurisées…
 
Rapport de l’UNICEF

 

Filières pro : des résultats insuffisants !

38% des lycéens sont en filière professionnelle. Mais la France fait partie des pays de l’OCDE qui insèrent le moins bien les jeunes issus de cet enseignement.

- 57% des CAP et 46% des bacheliers pro sont toujours sans emploi 7 mois après l’obtention de leur diplôme.

- Sans poursuite d’études, 1 titulaire de CAP sur 3 et 1 titulaire de bac pro sur 5 restent sans emploi 3 ans plus tard.

On note également de fortes disparités selon les spécialités. Les formations aux métiers du tertiaire regroupent la majorité des élèves de bac pro alors que ce sont les filières qui offrent le moins de débouchés.

Face à ces constats, le Conseil National de l'Evaluation du Système Scolaire (CNESC) publie des recommandations pour remettre en question l’enseignement des filières professionnelles tous les 5 ans afin de les adapter aux évolutions du marché de l’emploi.

Par ailleurs, l’enseignement professionnel étant la filière vers laquelle se dirigent majoritairement les jeunes de catégories sociales défavorisées, le CNESCO préconise le développement de lycées polyvalents (filières générales, technologiques et professionnelles) pour favoriser la mixité sociale dans les établissements.

Les parents face aux coûts des études supérieures

Une étude de la banque HSBC sur le financement des études supérieures dans 15 pays livre des enseignements intéressants sur les parents français.

Principaux enseignements :

- Les parents français contribuent davantage au financement des études de leurs enfants que dans la moyenne des autres pays (91% vs. 84%), mais ils sont moins disposés à s'endetter pour le faire (46% vs. 60%) .

- 40% des parents français ignorent le montant de leur contribution exacte (nourriture, frais d’études, manuels scolaires, transports, vêtements…), contre 27% en moyenne.

- 70% des parents français pensent que financer leur propre retraite est moins important que financer les études supérieures de leurs enfants (contre une moyenne de 49%). Toutefois, ils sont les avant-derniers (43%) à mettre de l’argent de côté pour les études de leurs enfants (67% en moyenne).

- Les parents français sont les moins nombreux à souhaiter un métier particulier pour leurs enfants (55%).

- Seuls 16% des parents français envisagent d’envoyer leurs enfants à l’étranger pour leurs études (contre 35% des parents des autres pays). Là encore, les Français sont les avant-derniers du classement.

4 axes pour investir dans l'enfance

et lutter contre les inégalité

Le Réseau social européen (European social Network) publie le rapport Investir dans l’enfance pour briser le cercle vicieux de l’inégalité,  sur les services d’aide à l’enfance dans 14 pays européens.

Le rapport met en avant la valeur sociale ajoutée des actions en direction de l’enfance, particulièrement des enfants défavorisés ou vulnérables. Il émet des recommandations, en valorisant 4 tendances qui méritent d'être développées :

- Une prise en compte croissante des difficultés rencontrées par les écoles dans les zones à forte précarité économique ;

- Des systèmes éducatifs de plus en plus inclusifs vis-à-vis des enfants ayant des besoins spéciaux (handicap,…) ;

- Le recours à l’apprentissage et à la formation professionnelle comme un outil de prévention du décrochage scolaire ;

- Les modèles visant à favoriser la participation des enfants dans les système de protection de l’enfance.

De fortes inégalités académiques pour les élèves les plus faibles

Les politiques académiques d’orientation, reposant en grande partie sur l’offre scolaire existante, influent différemment sur le destin scolaire des élèves les plus en difficulté. C’est le bilan que fait la Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance du ministère de l'Education nationale dans une note publiée en juin.

48% des élèves considérés comme faibles scolairement en troisième (ayant obtenu au plus 8/20 au brevet) ont obtenu leur baccalauréat dans les 5 ans qui suivent (31,8% pour le bac professionnel, 11,3% pour le bac technologique et 4,9% pour le bac général).

Cette moyenne cache de fortes disparités académiques. A l’issue de la troisième, 23% des élèves les plus en difficulté poursuivent en seconde générale et technologique, mais ils ne sont que 13% dans les académies de Caen, Nantes ou Rennes et, à l’inverse, 38% en Corse, 34% dans l’académie de Créteil, 31% dans celle de Versailles et 30% à Paris.

 

 

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