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Réforme du congé parental : un flop ? + 4 autres infos qu'il ne fallait pas rater sur l'éducation et la jeunesse

Au sommaire du n°16

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Réforme du congé parental : effet minimal sur les pères, impact maximal sur les familles

Dans sa première Lettre de l’Observatoire national de la petite Enfance, la Caisse nationale d'Allocations familiales fait le point sur l’accueil des jeunes enfants. C'est l'occasion d'un premier bilan de la réforme du congé parental, qui visait à conditionner la durée de versement de l'allocation à la prise du congé par les deux parents.

Manifestement, cela ne correspond pas aux attentes des familles : la réforme a entraîné une baisse brutale du recours aux dispositifs favorisant le congé parental (- 37 500 familles entre fin 2014 et fin 2015, soit -7,6%), sans attirer massivement les pères (seuls 510 de plus, soit 1 480 concernés en 2015).

L'étude donne surtout une photographie précise des capacités d'accueil pour les enfants de moins de 3 ans, hors de la famille. En 2014, pour 100 enfants de moins de 3 ans, il y a avait 56,1 places d'accueil. Ce chiffre n'est que de 26,3 places dans les DOM.

Capacité d'accueil pour 100 enfants (hors famille)
> assistantes maternelles : 33,1 places
> EAJE (accueil collectif, micro-crèche, crèche familiale et parentale) : 17,3 places
> école : 4 places
> salarié à domicile : 1,7 place

L’offre d’accueil a progressé en 2015 avec environ 10 000 places supplémentaires, principalement grâce au développement des micro-crèches. En revanche on note une baisse de la capacité d'accueil à l'école (- 2 500 places pour les enfants de moins de 3 ans).

Ce que souhaitent les familles
26% des parents souhaitent s’occuper eux-mêmes de leur enfant, 25% le confier à une structure collective, 20% à une assistante maternelle.
Parmi les familles souhaitant faire garder leur enfant à l'extérieur, 32% n'ont pas obtenu le mode de garde qu'elles souhaitaient. Ce chiffre monte à 50% pour celles qui voulaient une place en structure collective.

Chômage des jeunes : une urgence à l'échelle mondiale

L’Organisation internationale du Travail publie un rapport très inquiétant sur l’emploi des jeunes dans le monde. En 2016, le chômage des jeunes (13,1%) atteint presque le record de 2013 (13,2%). Ce sont les pays riches qui devraient enregistrer le taux le plus élevé avec 14,5% (9,5% pour les pays émergents).

Les jeunes qui ont un emploi vivent et travaillent dans des conditions de plus en plus précaires. Par ailleurs, dans 28 pays du monde, 25% des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni étudiants, ni en emploi, ni en formation.
A noter : en 2015, près de 51 millions de migrants étaient âgés de 15 à 29 ans, et plus de la moitié d’entre eux étaient issus de pays développés.

Un coup de pouce pour les boursiers en recherche d'un premier emploi

Depuis le 10 août dernier, le premier dispositif mis en place par la loi Travail, l’ARPE (l’Aide à la Recherche du Premier Emploi), est sur les rails.

Il permettra à 126 000 jeunes boursiers de moins de 28 ans en recherche d’un premier emploi de continuer à toucher leur allocation pendant les 4 mois qui suivront l’obtention de leur diplôme.

Cette aide sera versée à ceux qui en font la demande et elle ne pourra être cumulée avec le RSA, la garantie jeunes ou un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

Portrait-robot des apprentis qui décrochent

28% des contrats d’apprentissage débutés en 2013-2014 ont été interrompus avant terme. Et 22% des jeunes concernés ne se sont pas réinscrits après une expérience infructueuse, selon une étude de la Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques du ministère du Travail.

Ce décrochage des apprentis concernent beaucoup plus les apprentis de niveau CAP (30%) que les diplômés de l'enseignement supérieur (12%). Il est particulièrement important dans les TPE/PME, notamment dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Cela montre toute l'importance des dispositifs d'accompagnement en entreprise des apprentis les moins qualifiés.

A noter, en 2015, une reprise des entrées en apprentissage dans les entreprises privées de moins de 10 salariés et dans le secteur public (+ 2,3%), notamment grâce au dispositif « TPE jeunes apprentis » destiné aux petites entreprises recrutant un apprenti mineur.

Les jeunes placés : qui sont-ils ? que vivent-ils ?

Après une grande enquête menée en 2013/2014 menée auprès de 1 600 personnes, l’Institut national d’Études démographiques livre des résultats instructifs sur les jeunes de 17 ans, placés hors de leur famille

Parmi les informations à retenir :
- 33% de ces jeunes sont encore en contact avec leurs deux parents, 38% avec un seul et 23% avec aucun.
- 41% ont été placés dans un contexte familial (famille d'accueil...), 5% en lieu de vie et d’accueil (maison d'enfants...), 3% chez un tiers (généralement membre de la famille) ;
- 9% des filles et 0,5% des garçons ont déjà un enfant (contre 0,7% dans la population générale).
- 89% sont en formation (identique à la population générale), mais 10% suivent des formations spécifiques (remises à niveau, stages d’insertion…) contre 1% dans la population générale; tandis que seuls 13% préparent un bac général (contre 51% chez les autres jeunes du même âge), 23% un bac professionnel (contre 24%) et 40% un CAP (contre 11%).

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