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Les résultats et enseignements du baromètre Jeunesse&Confiance 2016

La confiance des jeunes dans l'avenir se renforce malgré un environnement dégradé

· Baromètre,Etudes

Un an après son lancement, à l’occasion de la publication de ses « 12 propositions pour 2017 », VERS LE HAUT, think tank dédié aux jeunes et à l’éducation, dévoile les résultats du baromètre annuel « Jeunesse&Confiance 2016 », en partenariat avec OpinionWay. Ce baromètre permet année après année de mesurer l’évolution de l’état d’esprit de la jeunesse en France, en sondant 1002 jeunes entre 16 et 26 ans, 1027 parents d’enfant(s) de moins de 26 ans et 402 chefs d’entreprise.

Dans son édition du 16 novembre, La Croix a publié en exclusivité les résultats du focus sur la violence.

RESULTATS DU BAROMETRE en 5 points

1. L’optimisme des jeunes se renforce… malgré un climat qui se dégrade.

  • Même si les jeunes sont satisfaits de la vie qu’ils mènent, on note une baisse sensible par rapport à l’année dernière : 68% considèrent que leur vie correspond à leurs attentes. (-6 points par rapport à 2015)
  • Ce jugement moins positif n’entame pas leur confiance dans l’avenir qui se renforce : 74% sont optimistes quant à leur avenir. (+5)
  • A noter : les jeunes femmes sont moins confiantes que les jeunes hommes (65% vs. 72%) et moins positives sur leur vie. (70% vs 78%).
  • Les jeunes demandeurs d’emploi et les jeunes habitant en Zone Urbaine Sensible (ZUS) sont les moins optimistes et les plus défiants.
    • Seuls 36% des jeunes résidant en ZUS estiment que leur vie correspond à leurs aspirations et 56% sont optimistes quant à leur avenir.

2. Des parents qui voient toujours l’avenir en noir pour leurs enfants.

  • 66% des parents pensent que leurs enfants auront une vie plus difficile que la leur. (=2015)

3. Une confiance en baisse dans l’école, surtout pour la réduction des inégalités.

  •  67% des jeunes font confiance au système éducatif pour transmettre les savoirs de base (-3 points par rapport à 2015).
  • Les résultats sont moins bons s’agissant de l’apprentissage du respect des autres et de la citoyenneté (53%, +1). Ils sont faibles et baissent par rapport à 2015 s’agissant de la réduction des inégalités sociales (42%, -2) ou de l’épanouissement personnel de chacun (41%, -2).
  • 73% (-2 points) des dirigeants d’entreprise considèrent que le monde de l’école n’est pas adapté au monde du travail.

4. Jeunesse & entreprise : l’incompréhension persiste, malgré des progrès

  • Si les chefs d’entreprise affirment massivement qu’ils font confiance aux jeunes dans leur entreprise (86%), avec quand même une baisse notable par rapport à 2015 (-7), de façon générale, 50% d’entre eux reconnaissent que les entreprises ne font pas assez confiance aux jeunes. (-2 par rapport à 2015).
  • 66% d’entre eux considèrent qu’il n’est ni plus ni moins risqué d’embaucher un jeune qu’un salarié plus âgé, et 11% (+5 par rapport à 2015) considèrent même que c’est moins risqué. Serait-ce un premier effet de la Loi Travail ?
  • Du côté des jeunes, la confiance ressentie est assez faible (seuls 26% d’entre eux pensent que les entreprises leur font confiance)mais elle progresse fortement : +6 points.

5. Jeunesse & politique : la défiance domine

  • Selon 70% des jeunes, le monde politique leur laisse peu d’accès aux responsabilités, les jeunes femmes étant les plus critiques (76%).

  • Malgré un progrès (+5 points), les jeunes ne sont que 22% à considérer que les élus sont capables de les représenter et de défendre convenablement leurs intérêts.

FOCUS SUR LA VIOLENCE en 5 points

Chaque année, le baromètre porte une attention spécifique à un thème en lien avec l’éducation et la jeunesse. Après le « vivre-ensemble » en 2015, nous nous sommes penchés en 2016 sur la violence.

6.Jeunes et parents : le constat massif d’une société de plus en plus violente

  • 84% des jeunes considèrent que la société actuelle est violente. Cela monte à 88% chez les jeunes femmes. Les parents sont 91% à partager ce constat.
  • 19% des jeunes et 20% des parents affirment avoir été victimes de violences au cours des 3 derniers mois passés.
    • Ces violences sont d’abord verbales (pour 63% des jeunes victimes et 72% pour des parents), puis morales et psychologiques (32% / 29%). Elles sont physiques pour 28% des jeunes.

7.Le terrorisme, la violence qui inquiète le plus jeunes et parents

  • Chez les jeunes, les trois formes de violence qui inquiètent le plus sont : le terrorisme (45%), la délinquance (11%), les discours religieux extrémistes (10%).
    • A noter que 9% des jeunes femmes craignent d’abord les violences sexuelles.
  • Chez les parents : le terrorisme (36%), la délinquance (18%), l’accroissement des inégalités économiques et sociales (15%).
    • Le terrorisme fait surtout peur aux mères (46% vs 28% des pères) ; les pères sont plus sensibles à la délinquance (21% vs 15%), tout comme à l’accroissement des inégalités. (18% vs 10%)

8.Internet est jugé comme le principal vecteur de violence, tandis que l’univers scolaire est perçu comme un lieu violent

  • Pour les jeunes comme pour les parents, les principaux vecteurs de violence sont :
    • Les réseaux sociaux et internet (40% pour les jeunes / 42% pour les parents)
    • Les médias d’information (presse, JT, radio) (23% / 19%) ;
    • Les programmes TV (7% / 12%).
  • 64% des jeunes affirment avoir été confrontés à la violence dans la sphère scolaire (école, collège, lycée) ou universitaire.
    • C’est le premier lieu qu’ils citent, devant les lieux publics (rues, gares, parcs…) évoqués par 61% d’entre eux. Et devant Internet (45%).
    • 70% des jeunes et 75% des parents considèrent que les violences à l’école sont plus fréquentes qu’avant.

9.Les jeunes en zones urbaines sensibles : une perception encore plus forte de la violence, mais pas sous les mêmes formes

  • Les jeunes résidant en zone urbaine sensible sont davantage touchés par la violence de la société.
    • 86% des jeune en ZUS considèrent que la société est violente (+2 par rapport à la moyenne nationale). Ils sont même 1 jeune sur 3 habitants en Zone Urbaine Sensible à considérer que la société est très violente (contre 1 sur 5 ailleurs).
    • 38% des jeunes en ZUS affirment même avoir été victimes de violences au cours des 3 derniers mois (19 points de plus que la moyenne nationale !)
  • Les jeunes habitant en ZUS ressentent différemment les menaces.
    • Le terrorisme reste en première place, mais plus faible que pour la moyenne des jeunes (27% vs.45%), suivi de l’accroissement des inégalités (18% vs.9%) et des discours politiques extrémistes (15% vs.8%).
    • Les jeunes résidant en ZUS sont aussi les seuls à mettre les médias d’information au premier rang des vecteurs de la violence (58%), devant Internet.

10.Face à la violence, les réponses sécuritaires ne suffisent pas : le choix de l’éducation

  • Une grande majorité des jeunes (69%) et des parents (76%) considère que « l’échec éducatif est une des causes majeures de la violence dans notre société ».
  • Parmi les moyens de lutter contre la violence, on note un équilibre entre les approches éducatives et les approches sécuritaires
    • Les jeunes placent en premier le renforcement de l’éducation et de la lutte contre l’échec scolaire (47%), le renforcement de la répression (44%), la lutte contre les exclusions et les déséquilibres économiques et sociaux (38%)
    • Les parents placent le renforcement de l’éducation en deuxième position, à 48%, juste derrière le renforcement de la répression (51%) et la lutte contre la diffusion d’images ou de discours incitant à la violence (33%). 
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