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De plus en plus de jeunes enseignants démissionnent... nos propositions + 4 autres infos qu'il ne fallait pas rater

Au sommaire du n°22

· Newsletter,enseignant,pauvreté

De plus en plus de jeunes enseignants démissionnent

Dans leur avis sur le projet de budget, les sénateurs Jean-Claude Carle et Françoise Férat ont souligné l'augmentation du nombre de démissions parmi les enseignants, notamment parmi les stagiaires.

En premier degré, le taux de démission des enseignants stagiaires a presque triplé entre 2012/2013 et 2015/2016, passant de 1,08% des recrutements à 3,18%. Au second degré, le taux a doublé, passant de 1,14% à 2,48%.

Les chiffres restent assez bas, puisque cela représente 805 démissions (premier et second degré) sur 28 592 recrutements, mais cette tendance est suffisamment forte pour susciter la vigilance, d'autant que les démissions de titulaires - phénomène qui reste rare (0,1% des effectifs selon le ministère) - ont également augmenté sur la même période : +65% (de 715 à 1 180).

Plusieurs facteurs d'explication sont avancés par les rapporteurs : appel d'air provoqué par le recrutement d'enseignants supplémentaires qui a attiré des candidats moins motivés, changement de conception du métier pour certains qui ne le perçoivent plus comme une vocation à vie mais une étape, multiplication des réformes qui déboussolent les enseignants, perte de sens du métier, difficultés croissantes dans les classes et inadéquation de la formation...

Le rapport "Pas d'éducateur, pas d'éducation" publié par Vers Le Haut présente des propositions pour attirer et fidéliser les talents au service de l'éducation.

 

 

La Garantie Jeunes généralisée

Depuis le 1er janvier, la Garantie Jeunes - dispositif alliant suivi intensif et allocation mensuelle (461,72 €) - peut être proposée à tout jeune de 16-25 ans en situation de précarité, ni en étude, ni en emploi, ni en formation, sur l'ensemble du territoire. Après une expérimentation lancée en 2013, cette généralisation fait suite à une extension progressive (91 départements concernés fin 2016).

150 000 jeunes devraient ainsi être accompagnés en 2017 pour un budget qui passera de 200 millions à 455 millions d’euros. Les conditions d’accès devraient également être simplifiées (les missions locales pourront choisir elles-mêmes les jeunes, l’accès sera possible même si toutes les pièces administratives ne sont pas encore réunies…).

Un rapport intermédiaire du Comité scientifique chargé du suivi, publié le 30 novembre dernier, montrait un impact « positif et très significatif ». Les jeunes qui ont bénéficié du dispositif sont plus nombreux en CDD long ou en CDI que les autres à situation égale (+9%). 

 

 

Des enfants et des ados entrent au Haut Conseil de la Famille, de l'Enfance et de l'Âge

Le 13 décembre, la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes et la secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie ont mis en place le Haut Conseil de la Famille, de l'Enfance et de l'Âge qui réunira un certain nombre d’instances existantes (dont le Haut Conseil de la Famille). Cette nouvelle instance a pour but de mieux coordonner des actions trop fragmentées.

LE HCFEA comprendra notamment un collège de 14 enfants et adolescents de 9 à 15 ans (12 à terme).

Il formulera des avis et des recommandations sur les projets de lois et les jeunes le feront sur les textes qui les concerneront, de façon officielle mais non contraignante.

Les jeunes : plus pauvres, moins isolés

Selon des chiffres provisoires de l’INSEE, publiés le 5 décembre, entre 2014 et 2015, le taux de pauvreté en France serait passé de 14,1% à 14,3% (les chiffres définitifs seront publiés en septembre 2017).

On enregistre un rajeunissement de la pauvreté. Si, entre 2013 et 2014, le taux de pauvreté a augmenté de 0,1%, il a baissé pour les retraités de 0,2 points (7,6%) et a augmenté de 0,2 points pour les mineurs (19,8%).

Par ailleurs, selon une enquête du CREDOC pour la Fondation de France, l'isolement touche 1 Français sur 10 en 2016 (5 millions de Français vs. 4 millions en 2010). Parmi les 15-25 ans, 7% sont isolés. On constate que l’isolement augmente avec l’âge : il concerne 11% des 25-39 ans et 12% des 40-69 ans.

Construire la mixité sociale dans les collèges

Le 13 décembre, ont été rendus publics des retours d’expériences et projets de territoires pilotes dans le cadre de l’action pour la mixité sociale et scolaire au collège lancée par le ministère de l’Éducation et des collectivités locales (25 territoires pilotes, 82 projets sont engagés).

Les territoires repérés pour ces actions pilotes devaient présenter 3 types de caractéristiques :
- Un ensemble de collèges offrant un choix aux familles (public / privé) ;
- Un territoire d’échelle réaliste pour les déplacements des élèves ;
- Un ensemble d’établissements significativement « ségrégués » entre eux.

Parmi les constats ressortant des 6 retours d’expérience en 2016 :
- Un rééquilibrage des profils sociaux dans l’ensemble des collèges ;
- Un bénéfice pour les établissements précédemment ségrégués devenus plus attractifs ;
- Une faible fuite vers le secteur privé ;
- Une augmentation du nombre d’élèves scolarisés ;
- Un sentiment d’appartenance renforcé de la communauté éducative autour d’un projet dont tous les acteurs sont fiers ;
- Une proximité géographique qui favorise les échanges pédagogiques intercycles ;
- Un contact avec les sections internationales qui favorise une ouverture culturelle et linguistique ;
- Une amélioration du climat dans les établissements…

7 nouveaux projets feront l’objet de retours à la rentrée 2017 (à Castres, Brest, Marseille, Clermont-Ferrand, Paris 18e, Paris 19e, Paris 20e).

Retrouvez les propositions que Vers Le Haut avait présentées en septembre dernier sur ce thème : "Ecole : de l'entre-soi à l'entre nous".

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