Return to site

Communiqué de presse :
face aux attentats, les réponses sécuritaires ne suffiront pas

La meilleure réponse durable, c'est l'éducation

· Sécurité,Education,Culture

En réaction aux attentats, il y a les réponses sécuritaires pour faire face à l'urgence.
C'est légitime.

Mais la meilleure réponse durable, c'est l'éducation.
Vers Le Haut présente une cinquantaine d'idées & actions
pour lutter contre le "choc des incultures"

Les réponses sécuritaires ne suffiront pas pour faire face aux défis posés par la montée du terrorisme islamiste dans notre pays. Nous avons la conviction que l'éducation est la meilleure réponse durable. Affirmer cette urgence éducative, ce n'est pas tomber dans l'angélisme. Le combat pour l'éducation est une tâche immense, qui doit tous nous mobiliser avec ardeur !

VERS LE HAUT propose une cinquantaine d'idées et actions éducatives pour lutter contre "le choc des incultures", présentées dans le rapport Vivre, grandir, construire ENSEMBLE, en janvier 2016. Ces propositions sont inspirées d'expériences de terrain qui font leurs preuves et méritent d'être mieux connues !

4 AXES pour "Vivre, grandir, construire ENSEMBLE


> 1/ Lutter contre l'ignorance, favoriser le partage d'une culture commune


> 2/ Ecole : passer de l'entre-soi à l'entre-nous


> 3/ Vivre l'amitié au-delà des différences

                                                                           
> 4/ Servir ensemble, la pédagogie du contre-pied

Le Président de la République et des responsables politiques de tous bords ont utilisé le mot « guerre » pour désigner la situation à laquelle nous faisons face. A l’intérieur de nos frontières, s’il y a « une guerre » à mener, c’est une guerre contre l’ignorance, et elle se gagnera d’abord avec des armes éducatives. Oui, nous avons la conviction que c’est un immense effort de « réarmement éducatif » que la Nation doit déployer en faveur de la jeunesse.

En effet, « le choc des incultures » est pour nous la principale menace contre le « vivre-ensemble ». C’est l’ignorance qui engendre le repli sur soi, la peur de l’autre… Ce sont la pauvreté culturelle, l’incapacité à penser par soi-même et à dialoguer sereinement qui facilite le passage à la violence.

Le profil des djihadistes impliqués dans les attentats commis sur le sol français en est la triste illustration. Nous sommes face à des jeunes sans repères, avec une faible maîtrise de la langue et des fondements culturels de notre nation, malgré un passage de plusieurs années sur les bancs de l’école. A partir de leur interprétation violente de l’islam, les idéologues qui les exploitent peuvent semer tranquillement sur ce terreau fragile. Contre les fanatiques qui diffusent des messages de haine depuis des pays étrangers, nous avons peu de prises. En revanche, par l’éducation, nous pouvons faire en sorte que leur message ne reçoive plus en retour des réponses de complaisance ou d’approbation de la part de jeunes Français.

Dans ce contexte, la dégradation des résultats de notre système éducatif, qui laisse chaque année des milliers de jeunes sur le bord du chemin sans maîtrise des savoirs fondamentaux, et d’un socle commun, est un signal d’alarme inquiétant. Les difficultés de maîtrise de la langue (lire, écrire) sont particulièrement alarmantes et justifient que l’on consacre tout le temps nécessaire, dès le plus jeune âge et sans se disperser, à la maîtrise du vocabulaire, de la lecture, de l’écriture.

> Quand on n’a pas de mots, on passe plus facilement aux poings ;

> Quand on ne sait pas qui l’on est et d’où l’on vient, on ne sait pas où aller ;

> Quand on ne connaît pas l’autre, on a peur de lui ;

> Quand on ne partage aucune culture commune, on laisse le champ libre aux concurrences identitaires.

Quand la France n’offre pas ce cadre culturel à ses enfants, ils sont tentés d’en chercher un ou d’en reconstruire un ailleurs. C’est d’autant plus triste qu’il y a dans les fondements de la culture française et européenne toutes les ressources pour construire une société de paix, enthousiasmante pour chaque jeune Français, quelle que soit son origine. Sans tomber dans un nationalisme étroit, il est vital de donner aux jeunes générations des raisons d’aimer la France et d’y participer pleinement.

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly